le Petit Luc... petit par la taille, grand par l'histoire
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"Le Petit Luc" est un lieu venant d’on ne sait quand, qui est un lieu si petit qu’il est aussi peu facile à trouver sur les cartes que son accès est confidentiel sur le terrain, mais qui est un lieu que la réalité des drames de l’histoire a transformé en un endroit quasi mythique.

Le Petit Luc vu par Raphaël Toussaint en 19811,
et le Petit Luc représenté en 1941-1942 sur un des vitraux de l’église des Lucs
par le verrier tourangeau Lux (Lucien) Fournier,
pour la commémoration en 1944 du cent-cinquantenaire du 28 février 1794 :
devant une église en ruines,
qui par un anachronisme voulu, rappelle la chapelle d'aujourd'hui,
M. Barbedette se recueille et prie devant les cadavres de ses paroissiens massacrés.
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Le "Petit Luc" aux origines des "Lucs" ?
Aujourd'hui partie intégrante des Lucs (-sur-Boulogne), le Petit Luc, de par son site en promontoire, a probablement des origines plus anciennes que le Grand Luc voisin. Comme en bien d'autres lieux similaires de confluence de deux cours d'eau, on le voit parfois appelé "l'Anguiller"2, un nom soulignant l'angle topographique formé par ceux-ci en cet endroit, et qui, autrefois, a pu être transformé en position défensive.
C'est ce qui paraît avoir été le cas au Petit Luc3. En effet, en 1992 des fouilles menées en 1992 par la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) ont mis au jour des éléments allant dans ce sens. Elles ont confirmé l'origine artificielle des trois mottes qu'on y trouve. A la base de celle actuellement surmontée par une statue de la Vierge, des traces drainage ont été mises au jour, ce qui pourrait être l'indice de la présence d'une cavité souterraine. Non loin ce furent des fondations d'habitations et des restes d'escaliers et de caniveaux, des morceaux de tuiles et d'ardoises. Les vestiges toujours visibles d'un fossé large d'environ 10 mètres et profond de plusieurs mètres séparaient cette première motte de deux autres plus au sud.
Cette séparation peut rappeler la disposition avec "haute cour" et "basse cour" que l'on trouve dans des châteaux médiévaux tel celui de voisin de Montaigu (lequel occupe un espace plus ou moins équivalant d'environ 250 mètres sur 125 mètres). Quant à la constitution de ses "mottes" faites sans véritables appareillages en pierre, elle pourrait, tout aussi hypothétiquement, suggérer une ancienneté remontant au haut moyen-âge et qui n'aurait pas connu les évolutions postérieures des lieux précocement fortifiés.
L'existence d'un "château du Luc" est attestée par différentes chartes médiévales4, dont en 1260 dans les Hommages d'Alphonse de Poitiers, où les Lucs sont cités à vingt-quatre reprises dont deux fois pour son "castro", terme qui peut être aussi bien traduit par "château" que par "châtellenie" :
"Guillelmus Chartez est homo ligius et tenet a domino comite Pictaviensi, in castro Luci, unam domum, la Chaicelendere, et pertinencias unius borderie que est in feodo comitis."
[...]
"Doliaus Prochec est homo ligius domini comitis Pictaviensis, de omnibus istis, tanquam de ballio, et tenet unam domum in Castro Luci, unde est ligius homo comitis. Capit en la Gimonere, unura quarterium, et tenet de dicto comite Pictaviensi. En Poi Arnou, quartam partem quarte partis unius quarterii, et tenet de domino Jernigant, milite, ad placitum de mortua manu. En Talle pe, quartam partem quarte partis unius quarterii, et tenet de domino Jernigant, milite. En la Prochere unum quarterium, quod tenet de domino comité Pictaviensi, et débet rachetum altum et bassum et estagium apud Lucum."
"Guillaume Chartez est homme lige du seigneur comte de Poitiers. Il tient de celui-ci, dans le château du Luc, une maison appelée la Chasselandière, ainsi que les dépendances d'une borderie qui relève du fief du comte."
[ ... ]
"Doliaus Prochec est l'homme lige du seigneur comte de Poitiers pour tous les biens qui suivent, à titre de baillée. Il tient du comte une maison au château du Luc, en raison de laquelle il est son homme lige. Il possède, à la Gimonère, un quartier de terre, qu'il tient également dudit comte de Poitiers. Au Puy-Arnou, le quart du quart d'un quartier de terre, qu'il tient de messire Jernigant, chevalier, à titre de mainmorte. À Taillepié, le quart du quart d'un quartier de terre, qu'il tient de messire Jernigant, chevalier. À la Prochère, un quartier de terre, qu'il tient du seigneur comte de Poitiers ; il est tenu au rachat, haut et bas, ainsi qu'un service au château du Luc."
Ces citations du "castro Luci" se retrouvent aussi dans d'autres chartes5 concernant l'église Notre-Dame du Luc (c'est-à-dire du Petit Luc), dite "ecclesiam de Luco que est in castro...". Cependant, dès le XIVe siècle, ce "château du Luc" n’est plus évoqué, ce qui laisserait entendre que son importance, voire son existence, avait alors disparu, ceci d'autant plus qu'aucune lignée de seigneurs spécifiques de ces lieux n'a été conservée.

Le promontoire du Petit Luc, avec ses "mottes", sa chapelle
et des vestiges de fossé...
- vers 1900, vu d’en aval du pont sur la Boulogne,
- vers 1960, sur une vue aérienne,
- et le 19 juin 2025, sur une vue satellitaire (environ 350 x 550 mètres).
A cette dernière date et depuis, le "fossé" et les deux "mottes" du sud
étaient devenus difficilement identifiables en raison de l'expansion de la végétation.
Quant à l’église elle-même du Petit Luc, on la voit momentanément réunie à celle de Saint-Pierre du Grand Luc d’avant 1503 jusqu'en 1537 ; puis comme cette dernière, elle fut pillée et brûlée par les huguenots au cours des guerres de Religion, en 1553 et de nouveau en 1568.
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Les limites exiguës du "Petit Luc"
Le territoire de la paroisse Notre-Dame du Petit Luc était enclavé dans celui de la paroisse Saint-Pierre du Grand Luc. Aucun document juridique ou cartographique n'en donne les limites. Mais dans ses registres paroissiaux, tous les actes concernant des villages autres que le bourg même du Petit Luc, précisent le plus souvent que ces villages font partie de la paroisse Saint-Pierre du Grand Luc, comme dans l’exemple qui suit, extrait du registre de 1789 du Petit Luc :

L’an mil sept cent quatre-vingt neuf le vingt d’août... l'acte de baptême de
Marie Guitet, fille de François Guitet laboureur et de Marie Guilmand
du village de la Sauzaie, paroisse de Saint-Pierre du Luc...
signé par Voyneau, curé de Notre-Dame du Luc.
Marie Guitet et son frère Pierre Guitet, né le 27 août 1784, seront tués
le 28 février 1794 ou jours voisins (n°379 et n°380 du martyrologe des Lucs).
C’est ainsi qu’on peut établir que les limites du Petit Luc étaient d'une part la rivière de la Boulogne et d'autre part son affluent le ruisseau de la Malnaye. Au sud-est par contre, sa courte limite est imprécise. On peut cependant penser que les deux "moulins du Petit Luc" en faisaient partie, tandis qu'au-delà les villages les plus proches étaient du Grand Luc. Ainsi la paroisse du Petit Luc ne couvrait-elle pas plus de 25 hectares, et ne comptait qu'une centaine d'habitants.

Vers 1840, la localisation du Petit Luc et du Grand Luc sur la carte dite d’état-major,
avec le positionnement de l’extrait du plan cadastral de 1838 qui suit.
(environ : 1800 x 1450 m)

Sur le plan cadastral de 1838 (environ 640 m x 820 m) :
- les limites de l’ancienne paroisse du Petit Luc,
constituées par le ruisseau de la Malnaye, la rivière la Boulogne,
et leur tracé approximatif à l’est ;
- son ancienne église alors en ruine ;
- ses deux moulins à vent ;
- ses 21 maisons et leurs bâtiments annexes6 ;
- et en rouge, ses trois mottes et des vestiges de fossé.
Et à la même échelle, par télédétection, le site du Petit Luc
avec son sol nu, sans végétation ni bâtiments.
(environ 440 m x 480 m).
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Le "Petit Luc", un lieu porteur de mémoire
La renommée et le souvenir du Petit Luc doivent beaucoup aux "exploits" du général révolutionnaire Etienne Cordellier7 (1767-1845) et des siens, que les ordres des membres de la Convention nationale et du Comité de Salut public avaient envoyés là pour exterminer la population locale. Ces "exploits", perpétrés aux Lucs autour du vendredi 28 février 1794, sont rappelés dans différentes pages du site de l'Association "Lucus" :
- le massacre de fin février 1794
- et les restes des martyrs
- Charles-Vincent Barbedette, le curé "Grands-Bots"
- etc.8
La population des Lucs qui avait été de 2260 habitants en 1787, devaient être de 2310 au début de l’année 1794, et n’était plus que de 1765 habitants à la fin mars 1794, puis de 1830 habitants en 17963. Après ce passage de la Révolution le Petit Luc n’avait conservé de son passé que les ruines de son ancienne église, et la mémoire des événements qui en 1794 avaient tués une bonne partie de la population locale. Ces faits restèrent si présents dans les esprits que jusqu’à la fin des années 1830, il ne fut pas considéré comme utile de les consigner tant ils étaient connus de tous, ainsi que l’écrivait en 1836 Théophile Denieau-Lamarre, alors vicaire au Poiré : "[...] au reste, comme tous les faits de la guerre de la Vendée sont connus, je ne veux point entrer là-dessus dans aucun détail."9
Mais avec les années 1840 et le début des années 1850 les derniers rescapés de ces années 1793-1796 allaient disparaître, et avec eux les souvenirs directs des événements dramatiques voire héroïques dont ils avaient été les acteurs et les témoins. Et désormais leur transmission fut celle faites par les mémoires locales et familiales.
Ils ne s’effacèrent pas pour autant, ne demandant qu’à être rappelés. Ce fut le cas quand dans les années 1860 l'abbé Jean Bart, curé des Lucs depuis 1856, retrouva fortuitement le "martyrologe" de Charles Barbedette dont l’existence était connu mais qui semblait avoir disparu10. Il le fit connaître par un petit ouvrage3 publié au moment de la construction d’une nouvelle chapelle, édifiée alors sur l'emplacement de l'ancienne église du Petit Luc, dont les décombres recouvraient toujours les restes de nombreuse v victimes y ayant été tuées en février 1794.

Le 9 juillet 2026, la Chapelle Notre-Dame du Petit Luc et ses alentours, avec :
- la statue de la Vierge à l'enfant érigée en 1884 sur la "motte" voisine ;
- le "chemin de la mémoire" la reliant depuis 1993 au Mémorial de la Vendée (© J.-P. Lardière) ;
- l’entrée du "logis du Petit Luc"11, daté du deuxième quart du XVIIe siècle ;
- et le dernier des anciens moulins à vent du "Petit Luc".
Pour le Petit Luc lui-même, cette fidélité au souvenir de ses ancêtres tués par des troupes révolutionnaires se traduisit dans les années suivantes et jusqu'au XXIe siècle par...
- en 1863, lors de la mission le déblaiement des décombres de son ancienne église Notre-Dame, mettant au jour des ossements et des objets s'y trouvant mêlés (balles, chapelets, sacrés-cœurs, scapulaires...) ; les matériaux sont utilisés pour aménager l'emplacement du calvaire appelé "la croix du souvenir", élevé sur la route de Rocheservière et qui sera restauré en 1903 ; les restes des ossements sont placés dans quatre grands cercueils et transportés dans le cimetière actuel des Lucs où ils se trouvaient toujours en 2026.
- en 1867, le 16 octobre la bénédiction par Mgr Colet, évêque de Luçon, de la chapelle du Petit Luc sur l'emplacement de son ancienne église.
- en 1869, le 22 août la bénédiction de sa cloche nommée "Saint-Jean".
- en 1874, le 14 septembre un pèlerinage mémorable à Notre-Dame des Lucs, reine des Martyrs, dont le déroulement a été rapporté dans le Publicateur du 23 septembre suivant.
- en 1884, le 22 mai la bénédiction de la statue de la Vierge érigée au sommet de la motte voisine de la chapelle.
- en 1892, le 28 février, érection des stations du chemin de la croix dans la chapelle de Notre-Dame, au Petit Luc.
- en 1928, création aux Lucs les 16, 20 et 23 septembre de "Un prêtre vendéen sous la Révolution", drame historique en 5 actes de Basile Clénet (musique de Marcel Courtonne).
- en 1935, l'inscription sur des panneaux de bois dans la chapelle, des noms des victimes du 28 février 1794.
- en 1936, la restauration de la chapelle Notre-Dame du Petit Luc.
- en 1944, création de "la Complainte des Lucs" lors de la commémoration des 150 ans des massacres des 28 février et 1er mars 1794.
- en 1954, le 28 février la bénédiction des plaques de marbre qui remplacent depuis les panneaux de bois devenus illisibles.
- en 1975, le 4 mars le classement aux Monuments historiques du "martyrologe" restauré de Charles Barbedette.
- en 1980, la dorure sur les plaques de marbre des noms des victimes du 28 février 1794.
- en 1989, en septembre l'apposition sur la façade de la chapelle d'une plaque mémorielle.
- en 1993, le 25 septembre l'inauguration du "Chemin de la mémoire" reliant la chapelle du Petit Luc au Mémorial de la Vendée, venant d'être créé de l'autre côté de la Boulogne.
- en 1994, le dimanche 27 février la commémoration du bicentenaire des massacres du 28 février 1794.
- ...
En 2008, la chapelle du Petit Luc vue par Michel Vincendeau...
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...et en 1900-1910, le Petit Luc et ses abords en dix cartes postales :
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Notes et références
1 Catalogue raisonné de Raphaël Toussaint, Galerie 10 : n° 479, "La Chapelle du Petit Luc", huile sur bois, 1981, 35 x 24 cm.
2 Parmi ces lieux de noms et de localisations similaires, voir par exemple "la tour de l'Anguille", une tour du "château de Montaigu" dominant la confluence de "l'Asson" et de "la Maine".
3 Parmi les publications portant sur "le Petit Luc", on pourra retenir...
- Bart (Jean), Chapelle de Notre-Dame des Lucs, 1867 / 1874, 68 p.
- Magord (Janine), "les Registres paroissiaux de Notre-Dame du Petit-Luc", Lucus, n°2, 1988, p. 36-39.
- Parois (Pierre), "le Logis du Petit Lucs, ses propriétaires", Lucus n°3, 1991, p. 9-27.
- Parois (Pierre), "Historique des buttes du Petit Luc", Lucus n°7, 1997, p. 4-12.
- Gaillard (Jacques), "La chapelle du Petit Luc", Lucus n°11, 2001, p. 71-77.
- Perrocheau (Hubert), Le site du Petit Luc, 2006, 48 p.
auxquelles s'ajoutent les nombreuses autres publications sur le 28 février 1794 et les journées voisines, parmi lesquelles...
- Bernoville (Gaëtan), L’épopée des Lucs et les Saints-Innocents de la Vendée, 1944, 238 p.
- Mercier des Rochettes (André), Le massacre des Lucs-sur-Boulogne (28 février 1794), 1954, 38 p.
- Bernoville (Gaëtan), Un Oradour révolutionnaire, 1955, 124 p.
- Huchet (Marie-Auguste), Le massacre des Lucs-sur-Boulogne et le martyrologe du curé Barbedette, 1983, 167 p.
- Martin (Jean-Clément) et Lardière (Xavier), Le massacre des Lucs – Vendée 1794, 1992, 159 p.
- Marambaud (Pierre), Les Lucs, la Vendée, la Terreur et la Mémoire, 1993, 227 p.
- Huchet (Marie-Auguste), "Où sont les restes des Martyrs ?", Lucus n°20, 2011, p. 13-16.
- ...et de nombreux articles parus dans de multiples revues.
Enfin, pour une intéressante balade virtuelle et paysagère du Petit Luc, on visitera le site de Jean-Paul Lardière,
en particulier pour ses photos.
4 Les Hommages d'Alphonse de Poitiers (frère du roi de France Louis IX / saint Louis) sont un manuscrit conservé aux Archives nationales, et recensant dans un mélange de latin et de vieux français, les redevances dues à Alphonse de Poitiers (1222-1271). L'identification des personnages (Guillaume Chartez, Doliaus Prochec, Jernigant) ainsi que celle de certains lieux (la Gimonière, la Prochère) restent à préciser, l'orthographe de leurs noms étant aussi à la merci d'une erreur de transcription du manuscrit.
5 L'église Notre-Dame du Petit Luc est mentionnée en 1092 dans une charte de Bernard de la Roche ; et en 1104 dans une charte de Pierre II évêque de Poitiers.
6 En 1846, le Petit Luc avait 24 habitations abritant 97 habitants, dont 35 de moins de 12 ans.
7 Le général Cordellier, bien que "n'ayant fait qu'obéir aux ordres reçus et qu'appliquer les lois du moment", fut inquiété à la fin mai 1794 quand les "colonnes infernales" furent invitées à mettre un frein à leurs actions d'extermination de la population de la Vendée, mais, ayant pris part à la chute de Robespierre trois mois plus tard, il bénéficia de l'amnistie qui s'en suivit et put poursuivre une carrière militaire en dents de scie. Et en 1812 il fut admis à la retraite avec une solde annuelle de 3000 francs (à une époque où le salaire de base annuel était de l'ordre de 300 francs). Il mourut en 1845 à Paris.

8 La fiabilité des souvenirs liés à ces événements et leur existence même ont donnés lieu lors de la commémoration de leur bicentenaire, à une brève polémique.
En 1992 dans Le massacre des Lucs – Vendée 1794, un historien alors débutant mit en doute les massacres des Lucs à la demande de son professeur, un apologiste inconditionnel du totalitarisme robespierriste. Selon lui ces morts auraient pu être le résultat d’une épidémie aussi locale qu'inconnue, phénomène arrivant souvent sous ce type de régime politique.
L'année suivante dans Les Lucs, la Vendée, la Terreur et la Mémoire, un professeur d'histoire de l'Université de Nice en confirmera la réalité par une étude démographique rigoureuse.
9 Extrait des "Notes et Remarques" de Théophile Denieau-Lamarre (1802-1847), vicaire au Poiré en 1836, et dans lesquelles, après y avoir brièvement évoqué un combat malheureux de Charette près de l’actuelle "Gendronnière", il préfère s’étendre longuement sur des aspects de son église qui n’ont guère changé depuis (manuscrit conservé dans les Archives municipales d’Avrillé, en Vendée).
10 L'existence du "martyrologe" de Charles Barbedette, retrouvé par l'abbé Jean Bart, a été connue dès les années 1800 à 1810. En témoigne une note ajoutée en marge de la p. 118 du manuscrit "Guerre de la Vendée" rédigé de septembre 1796 à janvier 1797 par Pierre-François Remaud, un des rares compagnons de Charette rescapés de la journée du 23 mars 1796 :
"Un relevé exact du nombre de personnes massacrées ce jour-là dans la paroisse du Luc, a été fait par le curé de la paroisse qui me l’a communiqué. M. B…".
Une note ayant été ajoutée soit par l'auteur lui-même, soit par Prosper de Barante dans la bibliothèque duquel ce manuscrit a été conservé jusqu'en 2016 et qui est resté inédit jusqu'à ce jour (en juillet 2026).
11 L'ancien "logis du Petit Luc" a dû être édifié vers les années 1630-1640. Il fut utilisé comme presbytère du Petit Luc durant le siècle suivant, avant d'être vendu en tant que "bien national" le 21 août 1796.
avant toute utilisation d'extraits ou d'illustrations de ces pages, vous devez en demander l'autorisation à leur auteur
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