1794-1795, les Règlements civils et militaires de Charette
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En mars 1793 débuta le soulèvement vendéen. Rapidement les chefs que les insurgés se donnèrent, eurent le souci d’inscrire leur mouvement dans un cadre légal s'opposant à celui imposés par les nouveaux privilégiés, et avec le souci d'organiser la vie quotidienne de la région sous leur autorité.
Ce fut le cas de Charette qui s'efforça de créer une administration pour celle "sous son commandement". C'est ainsi que furent élaborés de nombreux règlements avant même qu’au début de l'été 1794 il vînt s’établir à Belleville, jusqu’au début de l'automne 1795. Il en a rappelé leurs justifications et nécessités dans son "Règlement général" du 15 juillet 1794, et plus précisément dans celui du "Règlement général" du 12 octobre 1794, donné de "son quartier-général de Belleville, l’an II du règne de Louis XVII" :
..."Considérant que l’excès de l'anarchie dans lequel nous avait entraînés l'énormité des désordres, en tout genre, commis par les ennemis de l’autel et du trône, aurait nécessité de notre part un règlement général du 15 juillet dernier, pour y remédier autant que les circonstances pouvaient le permettre, nous aurions reconnu que ledit règlement ne remplissait pas exactement et dans toute leur étendue les vues que nous nous étions proposées ; qu'il laissait quelques moyens à l'intérêt particulier contre le bien général, à l'ambition individuelle contre le but unique et commun, à l'indépendance contre la subordination ; en conséquence, après nous être fait rendre un compte exact des abus auxquels il est urgent de remédier, nous avons jugé convenable d'expliquer et interpréter les dispositions de notre dit règlement. A ces causes, après avoir délibéré en plein conseil à cet effet assemblé, il a été arrêté, statué et ordonne ce qui suit [...]"
Ainsi y furent rédigés :
• le Règlement général du 15 juillet 1794 (pris à la Bézilière de Legé),
• le Règlement du Conseil militaire, pris à Belleville le 2 août 1794 (en cours),
• le Règlement général, pris à Belleville le 12 octobre 1794
(de l'administration, les subsistances, des hôpitaux, ...),
• les Règlements du 19 juillet et 9 août 1795, précisant les précédents.
Quant à la mise en œuvre de ces règlements, on en a une bonne idée à partir du Cahier des réquisitions du Poiré (Médiathèques de la Roche-sur-Yon : M 19), qui a échappé exceptionnellement à la destruction. De même certains de ces bons de réquisition signés par Martin, Voyneau du Plessis et Chardonneau le capitaine de paroisse des Lucs ont été conservés dans des collections particulières.
Après la défaite de l'insurrection, les révolutionnaires, quelles que soient leurs factions, s'efforcèrent de faire disparaître toutes traces de cette administration clandestine. Cependant, les rapports décadaires conservés des "Commissaires du Directoires exécutif départemental de la Vendée auprès des Municipalités cantonales", en charge de 1795 à 1800 d'un contrôle policier étroit de la population locale afin de préserver les intérêts politiques et matériels des hommes du nouveau pouvoir place, y font fréquemment allusion.
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Hors ces règlements et documents annexes, il ne nous est parvenu que peu d'écrits de ce gouvernement local de Charette. On pourrait cependant y ajouter la tentative d'arrêt des confrontations qu'il tenta de négocier en février 1795, connus comme étant...
• les accords de la Jaunaye
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