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patrimoine et histoire

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la Boissière-de-Montaigu, de l'église médiévale à l'église contemporaine

rappel : avant toute utilisation d'extraits ou d'illustrations de ces pages, vous devez en demander l'autorisation à leur auteur.

 

L'année 2025 a été celle du cent cinquantenaire de la pose de la première pierre de l'église actuelle de la Boissière-de-Montaigu. Elle a remplacé sur le même lieu une église qui était a priori sous le même patronage de Notre-Dame de l'Assomption, dont les origines se perdent dans les siècles passés et qui elle-même avait dû succéder à une autre encore plus ancienne, etc.1 

Quelques vues de l'église de la Boissière de Montaigu, prises en 2017 par Michel Vincendeau2.

Cliquer sur l'image pour ouvrir le diaporama

 

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L'ancienne église disparue de la Boissière

Les éléments les plus anciens provenant des églises précédentes de la Boissière sont sans doute des pierres tombales s’y trouvant encore, l’une d’entre elles étant datée du tournant des XVIe et XVIIe siècles. C’est aussi de cette époque que datent les registres paroissiaux les plus anciens de la Boissière3.
 

Boissière-tombes_MenV-800

Inscriptions sur d'anciennes pierres tombales de l'église de la Boissière :
"René Gazeau de la Brandanière, chevalier seigneur de Puyravault de la Boissière...",
"Dame Anne de Caradreux fille..."
"Espazie Bertran de de Saint Fulgent...",
"Marie-Gabrielle-Brigide Petit, veuve d'Esprit-Marie Baudry d'Asson...".
(extrait de la Chronique paroissiale de la Boissière, p. 276-277)

Boissière_1601-05-07_MenV-600

...et la première sépulture consignée le 7 mai 1601 dans les registres paroissiaux de la Boissière :
celle d’un enfant de François Angibeau,
acte signé par Johan Audureau, prêtre et vicaire de
la Boissière4.

Les allusions au fil des ans à l’église de la Boissière sont rares. On en trouve dans la seconde moitié du XVIe siècle, quand la région fut touchée par les violences des Guerres de Religion. Si la population resta majoritairement catholique, un grand nombre de familles nobles locales rejoignit le parti protestant. Les Savary, seigneurs de la Fortécuyère5, participèrent activement aux combats, et aux pillages, profanations et incendies des églises, ainsi le 15 mars 1568 celle de la Boissière fut pillée, incendiée par les huguenots, et son curé fut tué. Et tout près, la ville de Montaigu et son château changèrent de mains une dizaine de fois, pris par des bandes armées huguenotes et repris par les troupes du pouvoir royal, en 1563, 1569, 1575, 1579, 1580, 1588.6

Lorsqu'en 1874 l’ancienne église de la Boissière fut démolie, on trouva dans ses murs des matériaux de réemploi provenant de bâtiments plus anciens, et on estima son origine autour de l'année 1490. Cette démolition a aussi été l’occasion d’en relever les dimensions, ainsi que les modifications qu’elle avait subies dans ses derniers siècles.

Boissière_ancienne-église_1-2_MenV-800

L’église de la Boissière telle qu’elle était jusque dans la seconde moitié du XVIIIe siècle,
et avec l’ajout de son clocher et de sa sacristie le long de sa façade sud.

 

Selon la Chronique paroissiale de la Boissière, son ancienne église semblait remonter à la fin du XVe siècle et qu’une tradition prétendait qu’elle avait été construite à la même époque que les anciennes églises de la Gaubretière et de Beaurepaire, et sous la direction du même entrepreneur, ceci  en dépit de leurs différences architecturales7. La même chronique ajoutait que l’opinion commune disait que ses voûtes avaient été en partie détruites par les protestants pendant les guerres de religion, et qu’on en jugeait autrefois par la rupture des arêtiers et par les trous des coups de marteaux qu'on y voyait.

Cette église était formée d’une seule nef rectangulaire formée de trois travées, plus le sanctuaire. Sa longueur Intérieurement était de 26 mètres, et sa largeur de 7 mètres. Ses voûtes avaient en hauteur, du dallage à la clef, 9,75 mètres ; et les arcs-doubleaux de la nef, avaient 8,40 mètres du dallage à la clef.

Le clocher, accolé à sa façade sud et la sacristie alors attenante avait un âge paraissant plus récent, sans pouvoir être précisé. Sa construction contribua à assombrir la nef, tout comme celle du presbytère établi le long de sa façade nord. Probablement dans la seconde moitié du XVIIe siècle, fut édifié un retable qui était dédié à l’Assomption de la Vierge Marie, et qui fut l'objet d'une rénovation en 1814. C’est sans doute lors de sa construction que la sacristie fut déplacée de l’autre côté du chevet, obstruant en bonne partie la baie s’y trouvant. Enfin, dans l’ancienne sacristie le sieur Charbonneau, de la Fortécuyère, fit construire une chapelle seigneuriale dédiée à Notre-Dame du Rosaire, et dont le privilège fut, sur la proposition de ses successeurs, abolit par le Conseil de Fabrique en 18148.

Boissière_ancienne-église_3_MenV-800

L’église de la Boissière telle qu’elle était au début du XIXe siècle,
après le déplacement de la sacristie
et son remplacement par la chapelle de Notre-Dame du Rosaire

 

Les années 1789 à 1814 qui furent celles de la Révolution et du Premier Empire qui la prolongea, ont marqué la Boissière. Parmi les massacres ordonnés par les gouvernements d’alors on a gardé le souvenir de celui de la croix des Brosses qui fit 40 morts, et une liste partielle de 70 noms de victimes fut déposée en 1822 à la préfecture et est conservée aux archives départementales. François-Jacques Reliquet, curé de la paroisse depuis 1784, ayant refusé le serment à la Constitution civile du Clergé qui le privait de sa liberté spirituelle, et se retira dans sa famille à l’Hommelière de Vieillevigne ; puis il rejoignit les insurgés, passa la Loire, et le 24 décembre 1793 fut massacré à Savenay.9

La population de la Boissière qui était passée de 1135 habitants en 1791 à 847 en 180610, puis à 962 en 1816, à 1127 en 1836, à 1324 en 1856. Cette évolution rendit nécessaire un agrandissement de l’église qui, sur un plan de l’architecte nantais Charles de Raymond († 1772), fut réalisé en 1851 par Jean Tilleau, maçon de Mortagne. Deux travées furent ajoutées sur le côté nord de la nef, faisant pendant à l’espace occupé sur son côté sud par le clocher et la chapelle attenante. Le devis de 15 235 francs fut réduit à 13 235 francs grâce à la participation aux charrois par les habitants de la paroisse.

 

Boissière_ancienne-église_4_MenV-800

L’église de la Boissière après son agrandissement de 1851,
par l’architecte nantais Charles de Raymond.

Vingt ans plus tard cette ancienne église de la Boissière fût démolie, mais l’architecte Auguste Loué (1836-1890) chargé de la remplacer, en laissa les dessins ci-dessous.

 

Boissière-église_nord_MenV-800

Boissière-église_est_MenV-800

Boissière-église_sud_MenV-800

L'ancienne église de la Boissière après son agrandissement de 1851, avec de haut en bas :
- son côté nord et les deux travées ajoutées en 1851,
- son côté est et la sacristie adossée à son chevet,
- son côté sud avec le clocher et la chapelle de N.-D. du Rosaire lui étant accolée.


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La nouvelle église de la Boissière, un projet collectif 

Mais l’agrandissement de 1851 s’avéra dès le départ insuffisant. En 1873, Louis Raballand devenu le nouveau curé de la Boissière l'année précédente, examina et rejeta avec le Conseil de Fabrique un projet d'agrandissement qui avait été laissé par l’architecte Charles de Raymond († 1872), et demanda à l’architecte Auguste Loué (1836-1890) un nouveau projet ne devant pas dépasser les 60 000 F. Le premier proposé (49 751 F) fut refusé par la commission départementale qui accepta un second (65 699 Fr). Mais celui-ci fut refusé par le ministère des cultes qui exigea des transformations et limita son aide à 6000 F sur les 12 000 qui avaient été sollicités. L'accord se fit à condition que le financement fût trouvé. La Fabrique ne disposait que de 15 000 F : une souscription fut faite qui recueillit 14 455 F, un emprunt fut lancé auprès de particuliers qui réunit 20 300 F. Le préfet exigea que l’administration locale créât de nouvelles ressources pour combler le financement manquant.

La bénédiction de la première pierre eut lieu le 16 septembre 1875. Les travaux avaient été confiés à l’entreprise de Gabriel Mauvilain, de Montaigu. Les paroissiens participèrent tant à la démolition de l’ancienne église et au tri sélectif des matériaux, qu'aux charrois des granits et moellons, de la chaux et du sable... Après quelques conflits entre l’architecte, le curé, l’entrepreneur, et passage devant le tribunal, la bénédiction de la nouvelle église eut lieu en 1878. Mais celle-ci se limitait momentanément à sa nef et ses bas-côtés, et à son clocher qui avait vu sa taille réduite de 60 à 48 mètres. Ceci pour un coût qui avait atteint 99 070 F. Un bardage fut réalisé pour raccorder la nouvelle église avec ce qui restait de l’ancienne, et la suite des travaux fut renvoyée à d’autres temps.

Boissière_église-1910_MenV-800

Autour de 1910 : la nouvelle église de la Boissière raccordée au reste de l’ancienne,
montrant le chœur et la chapelle du Rosaire de cette dernière.


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1906 : "les inventaires", un événement paroissial rassembleur

Le 3 juillet 1905, la loi de séparation de l'Église et de l'État11 fut ratifiée par le parlement. Sur le principe elle aurait pu finir par être acceptée par tous, mais elle était accompagnée de mesures intentionnellement vexatoires prises par les partis obsessionnellement anticléricaux alors au pouvoir, et difficilement acceptables par les fidèles. En particulier de celles aboutissant à ouvrir les tabernacles et à violer les objets du culte les plus sacrés pour ces derniers. Cela suscita de fortes oppositions dans tout le pays, allant jusqu’à provoquer des affrontements violents12. Ainsi à la Boissière1 où... 

"...le Vendredi 2 mars1906. Un fonctionnaire sous-inspecteur d'enregistrement se présenta pour faire l'inventaire de l'église. Devant M. le curé Henri Jaud et sa troupe massée sur la place de l'église, l'agent du fisc dut battre en retraite et se réfugier chez M. l'instituteur.
...le Samedi 3 mars 1906. Nouvelle tentative d'inventaire, avec cette fois 3 brigades de gendarmerie. Nouvel échec, devant la mobilisation hostile des paroissiens.
...le Mercredi 7 mars 1906 à 14h 30. Cette fois la loi sera respectée, la république avait elle aussi mit le paquet : 2 compagnies de dragons, 50 gendarmes accompagnaient M. le procureur de la république, le juge d'instruction, le commissaire Delay et Texier déjà cité. La place était encombrée de charrettes dont on avait enlevé les roues, de pieds d'arbres etc. M. le curé Jaud et sa troupe étaient à l'intérieur de l'église. Le portail de l'église fut défoncé, sans que les assaillants puissent entrer, des vitraux furent cassés. Réquisitionnée, la pompe à incendie de Montaigu déversa l'eau sale de la fosse de la Noue dans l'église. Des coups de feu partent, on frôle le massacre. M. le curé ne voulant pas verser le sang ordonne à ses troupes de ne pas livrer combat. Lui, son vicaire J.-B. Laporte et 3 autres furent arrêtés et incarcérés ce jour-là à la Roche-sur-Yon, et 6 autres le seront deux mois plus tard sur dénonciation de l'instituteur Auguste Coutaud.13 
...le Jeudi 22 mars 1906. MM. les curés furent libérés et furent accueillis triomphalement dans leur paroisse. Le presbytère étant sous scellés, M. Le curé et son vicaire durent loger temporairement ailleurs. Le presbytère, construit en 1864, et la nouvelle église furent déclarés propriétés de l'Etat, et les emprunts faits auprès des paroissiens aussi."14

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Deux cartes postales rappelant les inventaires en 1906 à la Boissière-de-Montaigu15 :
"La grande porte après l’inventaire – 7 mars 1906",
"22 mars 1906 - L’heureux retour de nos Chers Captifs (les prisonniers)".

En 2000 et encore un quart de siècle plus tard, on pouvait voir le même portail avec ses réparations, et dans la voûte du bas-côté gauche, des traces des balles tirées par la force armée au cours de sa prise d'assaut de l'église de la Boissière ce 7 mars 1906.1 


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L'achèvement de la nouvelle église

Le 10 mai 1912 un premier contact fut pris avec l’architecte Léon Ballereau (1856-1935) pour l’achèvement de l’église de la Boissière, dont la partie ancienne est dans un état de délabrement devenant dangereux. Après plusieurs modifications successives, les plans proposés furent validés par Henri Jaud (1862-1954) qui fut curé de la paroisse de 1894 à 1943. Le 3 juin 1913, la municipalité lança l’adjudication des travaux estimés à 59 000 F, mais sans sa participation financière bien qu’elle en fût devenue propriétaire. Ils furent confiés à l’entreprise de Jean Mauvilain de Montaigu, fils de Gabriel Mauvilain qui avait réalisé la première partie de l’église.

Le déclenchement de la guerre le 28 juillet 1914 mit l’agrandissement de l’église en difficulté. Jean Mauvilain ayant été mobilisé, son père Gabriel Mauvilain fut contrant de reprendre du service. Le manque d’hommes, la pénurie de matériaux, les moyens de transport mobilisés par la guerre entraînèrent des retards considérables. L’inflation, chose nouvelle pour l’époque, mit les entreprises en difficulté pour tenir leurs engagements de prix et leur situation financière devint intenable. Le gros œuvre ne sera terminé qu’en 1916, Des pierres tombales furent réutilisées dans la construction des murs et sont toujours visibles du côté de la place, et d’autres en dallage sous le clocher. Comme précédemment, tous les paroissiens avaient été mis à contribution. Le 10 juin 1916 Alfred Groleau, ébéniste à la Boissière, posa les bancs : 24 de 6 places, et 4 de 5 places16. Restaient alors à réaliser, les vitraux, le maître-autel, les chapelles, la sainte-table, les boiseries murales, la sacristie.
 

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L'église Notre-Dame de l'Assomption de la Boissière-de-Montaigu depuis 1916,
(dimensions : 40 mètres sur 21 mètres)
avec en superposition l'ancienne église d'avant 1875

(plans dressés en 2000 par Jean Rineau et Claude Lebreton).

En 1918 furent posés les vitraux17 du chœur, des chapelles et de la grande verrière du transept nord, réalisés par Joseph Allery maître verrier de Nantes. Et en mai 1921 furent posés ceux de la grande verrière du transept sud, réalisés par les ateliers Dagrant de Bordeaux, sur le même thème de "la France fille aînée de l’Église".

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Les deux verrières du transept de l’église de la Boissière-de-Montaigu montrant 
des héroïnes (à gauche, verrière sud) et héros (à droite, verrière nord)
de "la France fille aînée de l’Église" 
(avec la présence des locaux sainte Radégonde et André Ripoche)18.

Cette même année fut béni le grand autel en marbre, exécuté par François-Dominique Monna de Toulouse (il avait été commandé en 1917). En 1923-1924 fut construite la sacristie. En 1929 furent posés les vitraux des bas-côtés, sur le thème des 7 sacrements et réalisés par Roger Desjardins d’Angers ; ainsi que la sainte table en marbre blanc aujourd’hui supprimée, réalisée par l’atelier d’Albert Désoulières de Poitiers. En 1930 furent posés et bénis les autels des chapelles de la Sainte Vierge et du Sacré-Cœur, aussi par Désoulières de Poitiers, ainsi que le nouveau chemin de croix. Les stalles de l’avant-chœur furent réalisées en 1931 par l’atelier Hervé d’Angers, et en 1932 les lambris du chœur et des chapelles et les placards de la sacristie, par Micheneau de Chavagnes.

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L’église de la Boissière-de-Montaigu le 12 janvier 2026.


En 1900, le clocher de l’église de la Boissière contenait trois cloches : Reliquet (du nom de l’ancien curé de la Boissière, massacré à la fin de décembre 1793 à Savenay) qui, fêlée lors de la vaine insurrection légitimiste de 1832, fut refondue en 1836... puis de nouveau fêlée en 1888 et refondue en 1890 ; et les cloches Léonie-Armande et Louise-Victorine. Toutes les trois venaient de l'ancien clocher. En 1935, un bourdon et 3 nouvelles plus petites cloches furent ajoutés, permettant à l’horloge de sonner l’Ave Maria.

Au XIXe siècle, plusieurs tableaux ornaient l'église de la Boissière : un du Rosaire, un de saint Jean-Baptiste, et un de sainte Agathe. Seul ce dernier existe encore au XXIe siècle. Il est cité dans les archives de la paroisse en 1814, et il y est dit ayant été l’objet de rénovations en 1828 et en 1887... Sainte Agathe est une vierge et martyre du IIIe siècle qui eut les seins tordus et arrachés lors de son supplice. L'apôtre Pierre lui apparut alors dans sa prison et la guérit de ses blessures (ce que le tableau représente), mais elle mourut de nouveaux sévices (cf. la Légende dorée, au 5 février, de Voragine). Elle est devenue la patronne des nourrices et en 1842 "une sainte Agathe, qui se trouve dans l'église de la Boissière, passe pour faire avoir du lait aux nourrices" écrit A. de La Villegille dans le Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest, p. 310. 

Au fil des ans s’y sont ajoutées des statues de saints plus récents : N.-D. de Lourdes en 1884, Louis-Marie Grignion de Montfort en 1890 sur la façade de l’église, Antoine de Padoue en 1896, Jeanne d’Arc en 1910 sur la place, puis Thérèse de Lisieux et en 1935 Jean-Marie Vianney.

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Dans l’église de la Boissière-de Montaigu en janvier 2026 :
le tableau aux origines multiséculaires de sainte Agathe,
et quelques-unes de ses sept cloches, de la baroudeuse "Reliquet" aux nouvelles venues de 1935,
avec la trappe permettant leurs montées et leurs descentes dans le clocher.

 

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Autour de l’église de la Boissière-de Montaigu en janvier 2026,
quelques restes de l’église disparue en 1875,
dont en haut à droite  la pierre tombale de
"Dame Espazie Bertran de de Saint Fulgent seconde femme de Mr Louis Gazeau...".

 

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L’église de la Boissière-de Montaigu vers 1960 et autour de 2020
(collections particulières).

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Notes et références

1 Les sources concernant l'histoire de l'église de la Boissière proviennent essentiellement de Claude Lebreton qui en 2000 a inventorié les archives paroissiales et diocésaines, et en a fait un livret intitulé "Historique paroissial de la Boissière-de-Montaigu" (24 p.). Il l'a complété et accompagné de plans et d'illustrations puisés aux mêmes sources, et qui sont depuis présentés au fond de l'église de la Boissière.

2 Ces photos sont dues à Michel Vincendeau (1948-2021), originaire de Simon-la-Vineuse (dans Sainte-Hermine) et qui était un passionné de photo et de patrimoine. Il a rapporté des milliers de photos de ses pérégrinations à travers la France et à travers la Vendée, dont celles de ce diaporama sur l'église de la Boissière-de-Montaigu. 

3 Les registres paroissiaux les plus anciens de la Boissière datent de 1601. On y suit année après année les naissances, mariages et sépultures jusqu’en 1793 ; ils sont ensuite relayés par les registres de l’état civil dont la fiabilité est incertaine pour les enregistrements de leurs premières années. Ces registres paroissiaux de la Boissière sont parmi ceux conservés en Vendée présentant la plus grande continuité, malgré des lacunes : pour les naissances de nov. 1645 à 1686, de 1697, de déc. 1717 à nov. 1718, de 1793 à l'an III ; pour les mariages de nov. 1607 à mai 1616, de juin 1645 à 1686, de 1697, de déc. 1717 à nov. 1718, de 1793 à l'an III ; pour les décès de févr. à déc. 1615, d'oct. 1639 à 1645, de nov. 1668 à 1669, de 1697, de déc. 1717 à nov. 1718, de 1793 à l'an III, de l'an VIII.

4 Jusque vers 1663, le titre de curé de la Boissière était détenu par le sous-chantre de la collégiale Saint-Maurice de Montaigu, les desservants de la paroisse n’en étant que des vicaires, c’est-à-dire des adjoints.

5 Les Savary, de la Fortécuyère, revinrent au parti catholique au cours du siècle suivant ainsi qu’on le constate en 1684, avec l’inhumation de leur descendant Daniel Savary dans l’église de la Boissière (Chronique paroissiale de la Boissière, p. 308).

6 Cf. "Montaigu dans les violences et les calculs des Guerres de Religion", in le Marcheton, n°16, 2018, p. 39-55 (les prises et reprises de Montaigu eurent lieu en 1563, 1569, 1575, 1579-1580, 1588). Voir à titre d'exemples et aussi en mars 1568, le pillage et l'incendie de l'église de Legé, et le mois suivant ceux des églises de Rocheservière, de Beaufou, de Saint-Denis-la-Chevasse et d’Aizenay (Chronique paroissiale du Poiré-sur-Vie, p. 28 à 41).

7 Pontdevie (Pierre), Chronique paroissiale de la Boissière-de-Montaigu, 1891, p. 275.

8 Délibération du Conseil de Fabrique du 17 octobre 1814. Depuis la Révolution le "Conseil de Fabrique", ou "la Fabrique", est l’équivalant du "Conseil paroissial" du début du XXIe siècle. Il était antérieurement, l’équivalant de l’actuel "Conseil municipal", ayant à sa tête deux "fabriqueurs" élus pour deux ans par l’assemblée des habitants dite "le Général", où chacun des feux de la paroisse pouvait être représenté. Les "Observations de Jacques Dechaille", recteur de Cugand de 1760 à 1788, donnent localement un exemple du fonctionnement d’un "Conseil de Fabrique".

9 Cf. l’acte de notoriété établi dans les années 1800 par la justice de paix de Montaigu, attestant la mort de François-Jacques Reliquet (Arch. dép. de la Vendée).

10 Dans l’évolution de la population de la Boissière de 1135 habitant en 1791 à 847 en 1806, il convient d’inclure le solde naturel connu de 1796 à 1805 en y prenant en compte la mortalité juvénile. Cela donne une baisse de la population de la Boissière due directement ou indirectement à la répression révolutionnaire d’environ 30 %.

11 Au début des années 1900, les relations entre l’Etat et les Eglises étaient réglées par le Concordat de 1801 et ses décrets annexes. Pour ce qui est de l’Eglise catholique, en 1789 tous ses biens avaient été nationalisés afin que leur vente permît de résoudre la crise financière dans laquelle se trouvait alors le budget de l’Etat. L’Assemblée nationale d’alors s’engageant, à subvenir aux besoins du clergé séculier et à prendre à son compte les charges que celui-ci assumait sur les plans scolaire, de la santé, de la tenue de l’état civil, de l’aide aux nécessiteux, etc. Ces biens du clergé (puis des nobles émigrés) furent vendus, comme biens nationaux sans résoudre les problèmes financiers du pays, mais pour le plus grand profit de leurs acquéreurs, bourgeois, cadres militaires ou fonctionnaires (voir localement la progression considérable en seulement une douzaine d’années, des fortunes personnelles des conventionnels Goupilleau et Fayau, ou du général Travot, entre autres). Il faudra attendre Napoléon et le concordat de 1801, pour que les membres du clergé obtiennent d’être salariés par l’Etat comme il leur avait été promis en 1789 en échange du don des biens de leur Ordre. En 1905, la Loi de séparation des Eglises et de l’Etat aboutit d’une part à la suppression de cette rétribution salariale (sauf pour l’Alsace-Lorraine qui était allemande à l'époque), et d’autre part à l'accaparement sans dédommagement de l’ensemble des biens que l’Eglise pouvait posséder alors. 

12 Il n’y eut pas qu’à la Boissière-de-Montaigu que "les inventaires" se firent avec une défense héroïque de leur église par une population locale quasi unanime, s’enfermant dans son église assiégée par la troupe, les cloches sonnant à toute volée sans discontinuer, tandis que de l’extérieur on s’efforçait de les ravitailler... Le tout relayé dans les semaines suivantes par le retour triomphal de ceux qui furent alors arrêtés et emprisonnés (voir les descriptions de ces "inventaires", dans la Chronique paroissiale de Bouaine, ou dans la Chronique paroissiale du Boupère, ou encore dans leurs évocations à la Rabatelière, Chambretaud, la Pommeraie, Olonne Olonne et multiples autres lieux). Pour les journaux vendéens de mars 1906 : les uns s'indignent de "ses inventaires", tandis que les autres, telle la Vendée républicaine, évacuent le sujet autant que cela pouvait se faire, tout en soulignant "la brutalité réactionnaire, l’obscurantisme et la malhonnêteté intellectuelle" de tous ceux se refusant à être dans une allégeance inconditionnelle à leur parti.

13 Le tribunal de 1re instance de la Roche-sur-Yon condamna à diverses peines (Arch. dép. de la Vendée, 3 U 1 592), les 12 et 19 mars 1906 outre H. Jaud et J.-B. Laporte : J.-B. Guérin, A. Bossard et P. Roy ; et le 14 mai suivant : P. Anneau, F. Caillé, F. Dixneuf, F. et E. Goineau, et Augustine Lamy. Ainsi, cette dernière, accusée d’avoir donné un coup de balai sur le chapeau de M. Privat, sous-inspecteur de l’enregistrement de Fontenay venu faire "l’inventaire" à la Boissière, fut condamnée à 1 mois de prison (Arch. dép. de la Vendée, 4 Num 365/22).

14 Voir la liste des prêteurs sous seings privés qui avaient participé à la construction de la nouvelle église, remise au greffe de la Préfecture (et dans les archives paroissiales de la Boissière). Cette loi de 1905 aboutit à faire perdre à ceux-ci, l’argent qu’ils avaient prêté pour cette construction.

15 En 2004, un notaire montacutain auteur de "Mémoire en images : Montaigu et son canton", à la page 102 accompagnait la seconde de ces deux cartes postales de la légende : "Un feu de joie est allumé pour le retour des récalcitrants aux Inventaires qui avait été emprisonnés". Une formulation confirmant que le mépris persistant des citadins, notables ou autres, pour les habitants de la campagne ne date pas d’aujourd’hui, mais qu’il a une ancienneté à la fois bien établie et dont les auteurs sont toujours inconscients.

16 D’autres bancs seront ajoutés par la suite dans les bras du transept, ainsi que de multiples chaises.

17 Les vitraux de la Boissière rappellent différents thèmes de la spiritualité catholique, et des événements lui étant attachés, que ce soit dans le chœur (les mystères du Rosaire), l'avant-chœur et les deux chapelles (épisodes bibliques et de la vie du Christ), le transept (la France fille aînée de l'Église), ou les bas-côtés de la nef (les 7 sacrements et la prière).

18 Pour la verrière sud du transept :
Sainte Geneviève : bergère, libératrice, bienfaitrice – sainte Clothilde, sainte Radégonde, sainte ...... – Blanche de Castille, libération des prisonniers, ............ – Jeanne d’Arc : ses visions, son triomphe, son martyre – la Révolution : quatre sœurs martyres, mort de M.-Antoinette, exécution des carmélites de Compiègne.
Pour la verrière nord du transept :
Les rois francs Clovis et Charles Martel : Tolbiac, Reims, Poitiers – Charlemagne : triomphateur, empereur, civilisation – Saint Louis : justice, croisades, charité – les Rois de France : abjuration d’Henri IV, vœu de Louis XIII, éducation des princes – la Révolution : introibo ad altare Dei, fils de st Louis montez au ciel, "malheur à qui y touche".
Les "quatre sœurs martyres", "introibo ad altare Dei" et "malheur à qui y touche", rappellent les exécutions des quatre sœurs Vaz de Mello le 19 décembre 1793 à Nantes, de Noël Pinot dans ses habits sacerdotaux le 21 février 1794 à Angers, et les circonstances de la mort le 8 mars 1794 d’André Ripoche, du Bas-Briacé.

 

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